
Inter, Milan, Juve et Palermo s’affronteront en Australie cet été
Inter, Milan, Juventus et Palermo se rendront en Australie en août 2026 pour une série de matchs amicaux, dont le Derby della Madonnina et le Derby d’Italia.
La saison 2025-2026 de la Juventus s'est transformée en cauchemar. Analyse approfondie des failles systémiques, des recrutements ratés et des décisions désastreuses qui ont mené au désastre.
La campagne 2025-2026 de la Juventus restera comme un cas d'école de déconnexion entre ambition et réalités sur le terrain. Malgré un effectif revu à la hausse lors du mercato estival, l'équipe a affiché un jeu hésitant, oscillant entre un 4-3-3 rigide et un 3-5-2 sans cohérence. Les ailiers, censés fournir largeur et créativité, ont été systématiquement rappelés en défense, transformant le système en un bloc compact sans mordant offensif. Federico Chiesa, transféré à l’été 2025 dans un gros coup médiatisé, a été mal utilisé, contraint à évoluer en faux ailier intérieur sans liberté de mouvement.
Le milieu de terrain, censé dominer les duels, a été constamment dominé. Adrien Rabiot et Manuel Locatelli ont manqué de compacité, tandis que le recrutement de Renato Sanches n’a pas apporté la profondeur attendue. Sans un véritable regista, la Juventus a perdu le contrôle du tempo dans les matchs décisifs, notamment contre l’Inter et le Napoli. En défense, la charnière Daniele Rugani – Gleison Bremer a été régulièrement débordée, exposant les limites d’un système qui ne s’adapte pas aux transitions rapides.
« Ce n’est pas une crise de résultats, c’est une crise d’identité » — analyste tactique, Sky Sport Italia
Le mercato 2025 de la Juventus, présenté comme une renaissance, s’est révélé être un fiasco stratégique. L’arrivée de Chiesa pour environ 60 M€ était censée relancer l’attaque, mais son intégration a été mal gérée. Utilisé comme faux numéro 10 dans un système qui ne favorise ni la créativité ni les unes-deux rapides, il n’a marqué que 7 buts en 28 matchs de Serie A. Pire, son style de jeu exigeant des espaces libres a été étouffé par une structure trop rigide.
Le prêt de Arda Güler en provenance du Real Madrid, présenté comme un coup d’éclat, s’est transformé en désillusion. L’international turc, blessé à plusieurs reprises, n’a joué que 12 matchs et n’a jamais trouvé son rythme. De même, le retour de Moise Kean en tant que solution offensive d’appoint a échoué : seulement 4 buts en 20 apparitions, avec une faible intensité dans le pressing. Ces échecs reflètent une politique de recrutement désordonnée, guidée par des noms plutôt que par une vision cohérente.
Le débat autour de la responsabilité de l’entraîneur fait rage à Turin. D’un côté, Massimiliano Allegri a été reconduit pour une troisième période, malgré des critiques répétées sur son approche tactique conservatrice. Cette saison, ses choix ont été fatalement prévisibles : changements tardifs, refus de pivoter vers un jeu plus offensif même quand le match l’exigeait, et une gestion rigide des rotations. Contre l’AC Milan en février 2026, la Juventus a dominé en possession (62 %) mais n’a tenté que 2 tirs cadrés, illustrant une incapacité criante à concrétiser.
Mais blâmer uniquement Allegri serait réducteur. Le staff technique manque de spécialistes modernes en analyse vidéo et en data. De plus, la direction sportive, menée par Cristiano Giuntoli, n’a pas fourni un effectif adapté à un jeu évolutif. Allegri a été chargé de gagner avec des joueurs mal sélectionnés et un système en crise. Sa fidélité au club est indéniable, mais sa capacité à innover semble épuisée.
Pour éviter une descente aux enfers, la Juventus doit agir radicalement. Premièrement, un changement de manager s’impose. Un profil moderne, capable de développer un jeu offensif et d’intégrer les jeunes du centre de formation, doit être prioritaire. Deuxièmement, une refonte complète du département de recrutement est nécessaire : fin des coups médiatiques, place à une politique basée sur la data, les profils fonctionnels et les jeunes talents internationaux. Enfin, un retour aux valeurs du club — discipline, agressivité défensive, cohésion — doit être réinstauré, sans tomber dans le conservatisme stérile.
Q: La Juventus va-t-elle licencier son entraîneur ?
A: Selon des sources proches du club, une décision sera prise après la fin de la saison. Bien que Allegri ait du soutien dans la direction, la pression des supporters et des médias pourrait forcer un changement.
Q: Qui la Juventus devrait-elle recruter en été 2026 ?
A: Des profils comme Khvicha Kvaratskhelia (Napoli) ou Nico González (Benfica) pourraient apporter de la vivacité offensive. En défense, Matthijs de Ligt (Bayern) serait un retour symbolique et tactique pertinent.
Q: Pourquoi la Juventus joue-t-elle si mal ?
A: Une combinaison de mauvais recrutement, d’un système tactique obsolète, d’une gestion rigide et d’un manque de leadership sur le terrain a conduit à cette crise de performance et d’identité.