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L'Italie espère des réformes après la démission de Gravina

La démission de Gabriele Gravina suscite l'espoir d'une refonte du football italien après l'échec à la Coupe du monde 2026.

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L'Italie espère des réformes après la démission de Gravina
Source: Football Italia

Un tournant pour le football italien

La démission de Gabriele Gravina, président de la Fédération italienne de football (FIGC), a ouvert une ère de profondes remises en question au sein du football transalpin. Survenue lors d'une réunion d'urgence le 19 juin 2025, cette décision fait suite à l'élimination de l'équipe nationale, qui n'a pas réussi à se qualifier pour une troisième Coupe du monde consécutive, une crise sans précédent depuis 2006. Cette défaillance sportive a déclenché une vague d'analyses et de critiques, notamment de la part des associations professionnelles de joueurs et d'entraîneurs.

Le président de l'Association des joueurs italiens (AIC), Umberto Calcagno, a salué cette démission comme une opportunité historique. « Enfin, on parle de ce que nous défendons depuis longtemps », a-t-il affirmé, évoquant le manque de temps de jeu accordé aux joueurs italiens dans les clubs de Serie A. Malgré l'absence de cadre légal permettant d'imposer un quota national, Calcagno appelle les politiques à intervenir pour relancer la filière nationale.

Des réformes structurelles en vue

Le cœur du débat réside dans la formation des jeunes et la gestion des talents. « Le raffinement du talent n’est pas le rôle de la Fédération, mais des clubs », a souligné Calcagno, pointant du doigt une lacune structurelle. En comparaison, des nations comme l’Espagne parviennent à aligner 60 % de joueurs formés localement, malgré des règles similaires. Cette divergence soulève la question d’un modèle éducatif à repenser, avec une priorité accordée à l’enseignement du football dès le plus jeune âge.

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La Commission pour la culture, la science et l’instruction entendra Gravina pour un bilan officiel de l’état du football italien. Cette audition pourrait servir de base à des réformes législatives. Dans ce contexte, les élections pour un nouveau président de la FIGC, prévues le 22 juin 2025, revêtent une importance capitale. Le renouvellement de la gouvernance pourrait s’étendre à l’équipe nationale, avec une possible démission imminente de l’entraîneur Gennaro Gattuso et du manager Gigi Buffon.

Un nouvel élan après la fin d’une ère

« C’était une réunion très triste, car c’est la fin d’une époque, mais aussi parce que les résultats ont été décevants. » — Renzo Ulivieri, président de l’AIAC
Renzo Ulivieri, ancien entraîneur de Bologne et président de l’Association des entraîneurs italiens (AIAC), a exprimé sa tristesse face à la chute de Gravina, tout en reconnaissant la nécessité d’un nouveau départ. Selon lui, les difficultés du football italien ne datent pas d’hier : « Nous luttons depuis 2006. »

Le chemin vers la renaissance sera long. La perte de compétitivité internationale, combinée à une dépendance croissante aux joueurs étrangers, impose une refonte systémique. Le 22 juin marquera peut-être le début d’une nouvelle page — celle d’un football italien réinventé, centré sur la cantera, la formation et une vision à long terme. L’attente des supporters est immense.

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